Cure de jeûne Buchinger en France :
la méthode authentique expliquée

Comprendre ce qu’est vraiment une cure de jeûne Buchinger, ses fondements physiologiques, ses bénéfices documentés, ses limites et comment elle se pratique dans un cadre sérieux.

Une cure de jeûne est un séjour encadré pendant lequel on suspend l’alimentation solide plusieurs jours, en groupe et accompagné. Dans la méthode Buchinger, l’apport quotidien est d’environ 250 kcal — jus le matin, bouillon le soir, tisanes à volonté — associé à une randonnée quotidienne, puis à une reprise alimentaire progressive. Certaines situations la contre-indiquent.

Introduction

La cure de jeûne Buchinger est aujourd'hui l'une des approches de jeûne les plus rigoureuses, les mieux structurées et les plus étudiées scientifiquement au monde. Plus d'un siècle après sa formalisation par le médecin allemand Otto Buchinger, elle continue d'inspirer la recherche universitaire du CHU de Saint-Étienne à la clinique Buchinger Wilhelmi, en passant par les travaux internationaux sur l'autophagie.

Elle est pourtant, paradoxalement, l'une des méthodes les plus mal comprises. Elle est souvent confondue avec le jeûne intermittent, mélangée à des protocoles « détox » fantaisistes, ou créditée de promesses thérapeutiques qu'elle ne formule pas. Ce guide a un objectif simple : vous donner une compréhension claire, factuelle et complète de ce qu'est et de ce que n'est pas la méthode Buchinger. Ses origines, ses mécanismes, son déroulé, ses bénéfices documentés, ses contre-indications strictes.

Ainsi, Graine de Jeûne propose des séjours de jeûne Buchinger de 7 jours dans les Pyrénées-Orientales, labellisés par la Fédération Francophone de Jeûne et Randonnée (FFJR). Anne, fondatrice de la structure, est titulaire d'un Diplôme Universitaire de Nutrition et diététique clinique et thérapeutique (Université Paris Cité, Hôpital Bichat Claude-Bernard), et est spécialiste de l'alimentation cétogène. Ainsi, cette double exigence (rigueur scientifique et qualité d'accompagnement) guide chacune des informations qui suivent.

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Otto Buchinger, pionnier de la méthode du jeûne médical

Otto Buchinger : aux origines de la méthode

Un médecin de marine confronté à la maladie

Otto Buchinger est né en 1878 à Darmstadt, en Allemagne. Officier-médecin dans la marine impériale, il voit sa carrière brutalement interrompue en 1917 : une polyarthrite rhumatoïde sévère, probablement consécutive à un sepsis, le rend partiellement invalide. Les traitements conventionnels de l’époque sont impuissants. À 39 ans, sa vie professionnelle paraît compromise. Source : l’histoire de la clinique Buchinger Wilhelmi.

Il découvre alors le jeûne thérapeutique sous supervision d’un confrère. En effet, un jeûne de dix-neuf jours, documenté dans ses propres archives, améliore durablement son état. Pourtant, le mot « miracle » ne lui appartient pas : il parle d’observation clinique, de mécanismes physiologiques, de capacités d’adaptation du corps. Dès lors, Otto Buchinger consacrera le reste de sa vie à formaliser cette pratique en une méthode reproductible, rigoureuse et médicalement encadrée.

De la première clinique à un héritage international

C’est en 1920 qu’il fonde sa première clinique à Witzenhausen. Quinze ans plus tard, en 1935, il publie Das Heilfasten (« Le jeûne thérapeutique »), première description systématique de la physiologie du jeûne et des indications cliniques observées. La même année, il transfère son centre à Bad Pyrmont, plus moderne, et s’entoure d’une équipe pluridisciplinaire.

Puis, en 1953, avec sa fille Maria et son gendre Helmut Wilhelmi, il fonde la clinique d’Überlingen, au bord du lac de Constance. Cette même année, il reçoit la Croix fédérale du Mérite de la République fédérale d’Allemagne. Aujourd’hui, la clinique Buchinger Wilhelmi est dirigée par la quatrième génération de la famille fondatrice. Elle constitue ainsi la référence historique mondiale en matière de jeûne thérapeutique encadré, en partenariat avec des centres de recherche universitaires.

L'arrivée de la méthode Buchinger en France

La méthode Buchinger se diffuse en France à partir des années 1970, notamment grâce à la famille Bölling et à la naissance des premiers stages associant jeûne et marche en pleine nature. La Fédération Francophone de Jeûne et Randonnée (FFJR) est créée en 1990. Depuis cette date, elle formalise un cadre éthique, déontologique et de formation pour l’accompagnement des stages de jeûne diététique de type Buchinger sur le territoire francophone. Source : le site de la Fédération francophone de jeûne et randonnée.

Qu'est-ce qu'une cure de jeûne Buchinger ?

Une cure de jeûne Buchinger est un jeûne hydrique modifié à très basse charge calorique : environ 200 à 250 kcal par jour. Il ne s’agit pas d’un jeûne sec (qui exclut toute boisson), ni d’un jeûne hydrique strict (eau seule). Ce n’est pas non plus une « détox » au sens marketing du terme. Source : l’étude déposée sur HAL. Source : l’étude mondiale publiée par Buchinger Wilhelmi.

L’apport quotidien est composé de :

  • eau et tisanes non sucrées à volonté (au moins 2 à 3 litres) ;
  • un jus de légumes et fruits Bio à l’extracteur le matin ;
  • un bouillon de légumes filtré le soir ;
  • éventuellement une à deux cuillères à café de miel par jour pour soutenir la glycémie.

Ainsi, cet apport minimal mais ciblé permet de soutenir l’équilibre minéral, d’apaiser la phase d’adaptation métabolique des premiers jours, et de maintenir le corps dans un état de cétose nutritionnelle confortable.

Durée et encadrement

La durée de référence en stage encadré est de 7 jours de jeûne effectif, encadrés par une descente alimentaire et une reprise progressive. En milieu clinique médicalisé (type Buchinger Wilhelmi), des séjours de 10, 14 voire 21 jours sont proposés à des profils spécifiques, avec suivi médical quotidien.

Sur le territoire francophone, les centres labellisés FFJR proposent un encadrement par des accompagnateurs qualifiés : formation théorique en physiologie du jeûne, formation pratique d’une semaine en immersion, plusieurs jeûnes personnels obligatoires, et le Certificat d’Accompagnateur de Randonnée de Proximité (CARP). Par ailleurs, la FFJR distingue clairement le jeûne bien-être (qu’elle encadre, pour adultes en bonne santé) du jeûne thérapeutique (qui relève d’un encadrement médical en milieu spécialisé). C’est pourquoi cette distinction est fondamentale pour choisir le bon type d’accompagnement.

Tableau comparatif : ne pas confondre

CritèreCure BuchingerJeûne intermittent (16/8)Jeûne sec« Détox » propriétaire
Durée5 à 21 joursquotidien (16 h sans manger)24 à 72 h maxvariable
Apport calorique≈ 200-250 kcal/journormal sur 8 h0 kcalvariable, peu encadré
Hydratationabondante (eau, tisanes, jus, bouillons)libreaucunevariable
Encadrementaccompagnateur formé / médecinautonomedéconseillé sans suivirarement professionnel
Cadre scientifiquepublications PLOS ONE, GENESISétudes abondantestrès peu d'études cliniquesaucun consensus
Objectif principalrepos métabolique global, ressourcementrégulation insuliniquenon recommandémarketing

Ce qui se passe dans le corps pendant un jeûne Buchinger

Les adaptations physiologiques d’un jeûne Buchinger ne sont ni mystérieuses ni « énergétiques » : elles sont décrites depuis longtemps en biochimie et en physiologie humaine. Voici ce qui se passe, étape par étape.

Phase 1 Glycogénolyse (0 à 24-48 h)

Pendant les premières heures, votre organisme continue de fonctionner avec le glucose disponible. Une fois ce glucose épuisé, le foie mobilise ses réserves de glycogène (≈ 100 g) et les muscles puisent dans les leurs (≈ 400 g). En effet, cette phase libère de l’eau (chaque gramme de glycogène est lié à environ 3 g d’eau), ce qui explique la perte de poids rapide des premiers jours. Puis, la néoglucogenèse hépatique prend ensuite le relais : le foie fabrique du glucose à partir de précurseurs non glucidiques (lactate, glycérol, certains acides aminés).

Phase 2 Bascule en cétogenèse (à partir de 24-48 h)

Quand les réserves de glycogène sont épuisées, le foie change de carburant. Il oxyde les acides gras issus du tissu adipeux pour produire des corps cétoniques : acétoacétate, β-hydroxybutyrate, acétone. Ainsi, ces corps cétoniques deviennent la source d’énergie principale du cerveau et de la plupart des organes. C’est la cétose. Elle s’accompagne, chez la majorité des jeûneurs, d’une énergie plus stable, d’une diminution voire d’une disparition de la sensation de faim, et d’une clarté mentale fréquemment rapportée. Ainsi, dans l’étude PLOS ONE 2019 menée sur 1 422 sujets par Wilhelmi de Toledo et collaborateurs, 93,2 % des participants déclarent ne plus ressentir la faim une fois la transition métabolique opérée.

Phase 3 Autophagie cellulaire

À partir du 2ᵉ ou 3ᵉ jour de jeûne, un mécanisme cellulaire fondamental s’active : l’autophagie. Ce terme — littéralement « se manger soi-même » — désigne le processus par lequel la cellule dégrade et recycle ses propres composants défectueux ou obsolètes. Décrit dès les années 1960, ce mécanisme a valu à Yoshinori Ohsumi le Prix Nobel de médecine en 2016.

Ainsi, pendant le jeûne, la privation de nutriments exogènes déclenche la formation d’autophagosomes — des vésicules qui englobent les protéines endommagées, les organites dysfonctionnels et les agents pathogènes intracellulaires — puis les livrent aux lysosomes pour dégradation. C’est un processus de maintenance cellulaire profonde, activé précisément parce que l’énergie extérieure vient à manquer.

À noter : l’autophagie n’est pas propre au jeûne prolongé. Elle est active en continu à bas niveau. Le jeûne l’amplifie significativement, mais ses effets cliniques à long terme chez l’humain font encore l’objet de recherches actives.

Phase 4 Lipolyse et adaptations hormonales

Dès la cétogenèse engagée, la lipolyse (mobilisation des graisses stockées) s’intensifie. Par ailleurs, sur le plan hormonal, on observe une baisse de l’insuline, une élévation du glucagon et une production accrue d’hormone de croissance, qui contribue à protéger la masse maigre. Le cortisol est également régulé. En résumé, cette signature hormonale est l’inverse de celle d’un état de stockage : le corps passe en mode économie et utilisation des réserves.

Qu'est-ce que le jeûne Buchinger ? Présentation de la méthode

Ce que mesure la science aujourd'hui

L’étude française GENESIS a été conduite par Pierre Croisille (radiologue) et Magalie Viallon (physicienne médicale) au CHU de Saint-Étienne et au laboratoire CREATIS (CNRS/INSERM/INSA Lyon), en partenariat avec la clinique Buchinger Wilhelmi. Cette étude a utilisé l’IRM avancée pour observer in vivo les adaptations multi-organes (cœur, foie, cerveau, muscles) avant, immédiatement après un jeûne Buchinger de 12 jours, puis 1 mois et 4 mois après.

Résultats et cartographie multi-organes

Au total, plus de 15 000 images et spectres par patient ont été collectés, offrant une cartographie sans précédent de l’impact du jeûne prolongé sur les organes humains. Source : la conférence du laboratoire Creatis, INSA Lyon.

Les bénéfices de la cure de jeûne Buchinger documentés par la science

Avant tout : la cure de jeûne Buchinger n’est pas un traitement. Elle ne « guérit » rien et ne se substitue à aucune prise en charge médicale. En revanche, plusieurs études bien construites documentent des effets reproductibles sur des marqueurs de santé.

Ce que la science dit / ne dit pas

Le jeûne Buchinger améliore plusieurs marqueurs cardiovasculaires et métaboliques.

Il active des mécanismes physiologiques bien identifiés (cétose, autophagie). 

Il ne « soigne » pas le cancer, le diabète ou les maladies neurodégénératives.

Il ne remplace aucun traitement médical en cours.

Déroulement d’une cure de jeûne Buchinger : les 3 temps

Une cure de jeûne Buchinger ne commence pas le jour de votre arrivée et ne s’arrête pas le dernier jour. Ce cycle complet — propre à toute cure de jeûne Buchinger — se déroule en trois temps : la descente, le jeûne, la reprise.

Jour -7 à jour -1 :  la descente alimentaire

Pendant la semaine qui précède, vous réduisez progressivement les aliments les plus exigeants pour la digestion. Une trame fréquente :

J -7 à j-5

suppression des protéines animales (viande, poisson, œufs, produits laitiers).

J-4 à J-3

suppression des céréales, féculents, sucres ajoutés, oléagineux. Priorité aux légumes, fruits, légumineuses.

J-2 à J-1

uniquement fruits et légumes, crus et cuits. Suppression progressive du café, du thé noir, de l’alcool, du tabac. Hydratation renforcée.

Jour 1 : arrivée et purge initiale

Le jour d’arrivée, une purge intestinale douce est traditionnellement proposée : sels de Glauber (sulfate de sodium), sulfate ou chlorure de magnésium. L’objectif est de vider l’intestin grêle et de réduire la sensation de faim et les éventuels maux de tête des premiers jours. Cette purge n’est pas anodine. Elle se fait dans un cadre encadré et avec un protocole précis.

Jours 2 à 6 : jeûne effectif

Le rythme quotidien type :

  • Matin : tisane, puis jus de fruits/légumes frais dilué (≈ 100 kcal).
  • Journée : eau, tisanes, miel si besoin. Randonnée douce (2 à 3 h) en milieu naturel.
  • Soir : bouillon de légumes filtré (≈ 150 kcal).

Ces activités ne sont pas anodines. Sont intégrés au programme : éveil corporel (yoga, Qi Gong, Pilates, gym douce), repos, conférences pédagogiques, soins (massages, hammam, sauna selon les centres), temps libre. L’activité physique modérée est essentielle. En effet, elle protège la masse musculaire, soutient la circulation et atténue les inconforts initiaux, notamment la fameuse « crise d’acidose » du 3ᵉ jour.

Jour 7 : la rupture du jeûne

La rupture se fait classiquement avec une pomme cuite ou un bouillon de légumes plus consistant. Mastication longue, repas léger. Cette première bouchée après plusieurs jours de jeûne est, pour la plupart, une expérience marquante.

Jour +1 à jour +7 : la reprise

C’est l’étape la plus sous-estimée. Elle conditionne l’essentiel des bénéfices durables. Nous y consacrons la section suivante.

Mains découpant fraises, oranges et pomme verte sur planche en bois, fruits frais pour la reprise alimentaire après le jeûne

La reprise alimentaire : l'étape sous-estimée
(la signature Graine de Jeûne)

« C’est ici que se situe la spécificité de Graine de Jeûne, en cohérence avec le travail d’Anne sur l’alimentation cétogène dans le cadre de son DU Nutrition clinique et thérapeutique (Paris Bichat). Plutôt qu’une reprise classique « bouillon → fruits → féculents », nous proposons une reprise en mode cétogène structurée : maintien d’apports en glucides très bas (< 50 g/jour) pendant les jours qui suivent la cure, accent sur les légumes peu glucidiques, les bonnes graisses (huile d’olive, avocat, oléagineux), et les protéines de qualité progressivement réintroduites.

Pourquoi prolonger la cétose ? Trois raisons précises : »

La règle d'or : la durée

C’est précisément l’étape où la majorité des cures de jeûne perdent l’essentiel de leurs bénéfices. Bien menée, la reprise prolonge les effets de la cétose pendant des semaines. Mal menée, elle annule en 48 heures ce que sept jours ont construit.

La reprise dure au minimum 3 jours, idéalement 7 jours, soit l’équivalent de la durée du jeûne. Ce n’est pas un détail logistique. C’est le temps physiologique nécessaire pour que le système digestif (mis au repos pendant une semaine) retrouve sa pleine capacité. De même, le microbiote intestinal doit se reconstituer, et l’insulino-sensibilité retrouvée par la cétose ne doit pas s’effacer dès le premier repas glucidique.

Les trois erreurs classiques

  1. En premier lieu, reprendre trop vite, trop fort. Un repas copieux dès le premier jour provoque inconforts digestifs, fatigue, parfois nausées, et un retour brutal à l’état métabolique d’avant la cure.
  2. Ensuite, le sucre. Un jus de fruit industriel, une viennoiserie, une tablette de chocolat : un pic d’insuline post-cure casse net la cétose et déclenche un effet rebond souvent suivi de fringales.
  3. Enfin, le gluten et les céréales raffinées (pain blanc, pâtes, riz blanc) : retour rapide à la sécrétion d’insuline élevée et à l’inflammation digestive.

Notre angle signature : prolonger la cétose en mode cétogène

  • Continuer à produire du β-hydroxybutyrate, corps cétonique aux propriétés neuroprotectrices documentées et étudié dans plusieurs contextes cliniques.
  • Maintenir une insulinémie basse, et donc préserver la sensibilité à l’insuline retrouvée pendant le jeûne, ce qui intéresse particulièrement les profils en pré-syndrome métabolique.
  • Stabiliser la perte de poids : un retour brutal aux glucides s’accompagne quasi systématiquement d’une reprise rapide de poids hydrique, puis de masse grasse.

Ce que cela ne veut pas dire Il ne s’agit pas d’imposer une alimentation cétogène à vie. Il s’agit de prolonger de quelques jours, voire quelques semaines, l’état métabolique installé par la cure. L’objectif est d’en consolider les bénéfices avant un retour progressif à une alimentation équilibrée durable.

Cette approche d’accompagnement structuré de la reprise en mode cétogène est, à notre connaissance, quasiment unique en France parmi les centres FFJR. Elle correspond à un positionnement de fond : la cure ne s’arrête pas le jour de votre départ.

À qui s'adresse une cure de jeûne Buchinger ?

La cure de jeûne Buchinger en stage de bien-être s’adresse à des adultes en bonne santé, dans une démarche préventive : faire une pause, reposer son système digestif, retrouver son énergie, faire le point sur son hygiène de vie. Elle peut également s’inscrire en accompagnement de pathologies inflammatoires chroniques. Dans ce cas, elle est pratiquée sous réserve d’un avis médical explicite et d’un suivi adapté.

Contre-indications absolues

Certaines situations interdisent formellement la pratique d’une cure prolongée de jeûne. En effet, elles ne sont pas négociables, quel que soit votre niveau de motivation :

  • Grossesse et allaitement.
  • Diabète de type 1
  • IMC inférieur à 18.
  • Troubles du comportement alimentaire : anorexie, boulimie, hyperphagie. Le jeûne peut aggraver ces troubles ou en réveiller la mécanique.
  • Insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque sévère.
  • Cancer évolutif, sauf protocole médical encadré.
  • Hyperthyroïdie non équilibrée, troubles psychotiques, addictions actives, ulcère gastro-duodénal évolutif, infarctus récent, décollement de rétine récent.
  • Enfants et adolescents. 

Précautions et avis médical

Pour toute personne suivant un traitement médicamenteux, présentant une pathologie chronique connue ou ayant des doutes sur sa condition : un questionnaire de santé est demandé à l’inscription, suivi d’un échange systématique avant validation. Le certificat médical, lui, n’est pas obligatoire pour nos séjours standards. Cet échange n’est pas une formalité administrative : c’est une garantie de sécurité.

Au-delà de 80 ans, une vigilance particulière s’impose, sans interdiction formelle. La fatigue chronique sévère ou l’épuisement physique récent peuvent également motiver un report. Un événement de vie déstabilisant récent est aussi une raison de reporter.

recyclage des cellules Autophagie

Sécurité

La cure de jeûne Buchinger n’est pas une pratique anodine. Elle nécessite une condition de santé compatible, un encadrement professionnel. Pour qui suit un traitement, l’accord explicite du médecin est requis. En cas de doute, demandez-nous : nous préférons décliner une inscription que prendre un risque.

Cure de jeûne Buchinger seule ou en stage encadré ?

La question est légitime : peut-on pratiquer un jeûne Buchinger chez soi ? Oui, mais à certaines conditions, et pas sans inconvénients.

Le jeûne en autonomie : avantages réels

  • Coût : pas de frais d’hébergement ni d’accompagnement.
  • Flexibilité : vous adaptez les dates à votre agenda.
  • Discrétion : vous restez dans votre environnement.

Ainsi, pour des jeûneurs déjà expérimentés ayant pratiqué plusieurs cures encadrées, l’autonomie peut constituer un prolongement cohérent.

Les risques de la pratique solitaire

  • Mauvaise gestion de la rupture. C’est la première cause d’annulation des bénéfices : isolé, sans cadre, on reprend trop vite.
  • Difficulté à maintenir la cure. Sans environnement dédié, la tentation de céder à un café, à un fruit, à une biscotte, est constante.
  • Pas de regard professionnel sur les signaux du corps : un mal de tête persistant, une fatigue inhabituelle, une chute de tension peuvent passer inaperçus.
  • Charge mentale et logistique : préparer ses jus, ses bouillons, gérer l’environnement familial et professionnel pendant que l’on jeûne.
  • Risque d’abandon dès J+2 ou J+3 (la phase d’acidose).

Le stage encadré : pourquoi le choix de la majorité

  • Environnement dédié : un lieu choisi, calme, ressourçant, où plus rien d’autre n’est à gérer que votre cure. Source : la journée type d’un séjour.
  • Accompagnement professionnel quotidien : un accompagnateur formé est présent à vos côtés, suit vos sensations, ajuste les randonnées et les activités.
  • Hébergement, repas, jus, bouillons : tout est préparé, vous n’avez plus qu’à vivre votre semaine.
  • Dynamique de groupe : sept à douze personnes vivant ensemble la même expérience. Le partage du parcours est, pour beaucoup, un facteur clé de réussite. Source : le séjour au Château Montana.
  • Sécurité : les centres labellisés FFJR appliquent une charte stricte, un encadrement qualifié, un contrôle qualité régulier.
Logo de la Fédération Francophone de Jeûne et Randonnée (FFJR)

Le cadre FFJR

La FFJR (Fédération Francophone de Jeûne et Randonnée) agrée depuis 1990 les organisateurs de stages « Jeûne et Randonnée® ». Pour être labellisé, un organisateur doit avoir suivi une formation attestée, réalisé plusieurs jeûnes personnels chez d’autres organisateurs FFJR et obtenu le Certificat d’Accompagnateur de Randonnée de Proximité. Il s’engage en outre à respecter la charte. C’est aujourd’hui le repère le plus solide pour distinguer un stage sérieux d’une offre fantaisiste.

Pour tout savoir sur le label, le déroulé et le choix d’un séjour labellisé, consultez notre guide complet du stage de jeûne et randonnée FFJR.

La signature Graine de Jeûne

Vivre une cure de jeûne Buchinger chez Graine de Jeûne

Graine de Jeûne organise des cures de jeûne Buchinger de 7 jours dans les Pyrénées-Orientales. La méthode appliquée est strictement la méthode Buchinger telle que définie par la charte FFJR : eau, tisanes, jus de fruits/légumes dilués, bouillons filtrés. Apport calorique journalier de l’ordre de 200 à 250 kcal.

Format. Petits groupes jusqu’à 12 jeûneurs, avec un encadrement quotidien personnalisé. Les randonnées sont adaptées dans les Albères, la Côte Vermeille, les Aspres et la plaine du Roussillon. Au programme également : éveil corporel matinal, conférences sur la physiologie du jeûne, activités créatives, soins en option (massages, hammam, sauna selon les lieux), temps libre et instants conviviaux.

Cadre. Les séjours se déroulent dans des lieux d’exception sélectionnés pour leur calme et leur qualité d’hébergement. Trois adresses : l’Écurie du Château de Villeclare à Palau-del-Vidre (4 étoiles, ancien prieuré entièrement rénové, parc, chevaux), La Perle des Albères, hameau de charme aux portes d’Argelès-sur-Mer, entre Pyrénées et Méditerranée, et le Château Montana, mas catalan du XIXᵉ restauré aux abords des Albères. Tous se situent à proximité de Perpignan, entre mer et montagne.

« Le séjour de jeûne haut de gamme authentique Buchinger labellisé FFJR dans les Pyrénées-Orientales. »

Graine de Jeûne propose un accompagnement spécifique de la reprise alimentaire en mode cétogène, quasi unique en France parmi les centres de jeûne pour prolonger les effets de la cétose installée pendant la cure. Livret de descente alimentaire envoyé à l’inscription, livret de reprise après le séjour, accompagnement WhatsApp avant et après.

Équipe. Anne, co-fondatrice, est formée à la FFJR et agréée. Elle est titulaire d’un Diplôme Universitaire de Nutrition et diététique clinique et thérapeutique (Université Paris Cité, Hôpital Bichat Claude-Bernard) et spécialiste en alimentation cétogène. Elle est entourée d’accompagnateurs diplômés en naturopathie et randonnée.
Charlotte, co-fondatrice, est en cours de formation accompagnatrice de jeûne et randonnée. Titulaire d’une Licence Eco-Gestion IAE de Perpignan, elle prend en charge l’éveil corporel, l’accompagnement des randonnées et l’encadrement quotidien.

Positionnement. Haut de gamme accessible : qualité d’hébergement et d’accompagnement de niveau premium, dans un cadre intimiste et sans ostentation. De plus, le centre est labellisé FFJR, conforme à la charte éthique de la fédération.

Conclusion

La cure de jeûne Buchinger n’est ni une mode, ni une pratique miraculeuse, ni une recette de bien-être marketing. C’est une méthode formalisée il y a plus d’un siècle et étudiée par la recherche universitaire. Elle est encadrée en France par une fédération avec une charte stricte. Elle demande, pour donner ses meilleurs effets, préparation, accompagnement et reprise sérieuse.

Sept jours pour ralentir, faire une pause au cœur de la nature, se reconnecter à l’essentiel et retrouver son énergie : c’est ce que propose une cure bien menée. Avec un cadre adapté et une équipe formée. Pas plus. Mais pas moins non plus. Et c’est déjà beaucoup.